MEHH /MSSION DE LA COTIERE DANS LA REGION ADMINISTRATIVE DE BOKE

Depuis vendredi 17 mai 2024, une mission du projet de construction de nouvelles lignes 225KV et postes associés la COTIERE séjourne dans la région administrative de Boké.

Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des activités de l’Etude d’impact Environnemental et Social EIES commanditée par l’Entreprise ELECLNOR attributaire des lots 1 et 4 dans les localités de Baffa, Boké et Gaoual.

Le résumé sur l’objectif de la mission fait par le coordinateur du projet Aimé Marcel DRAMOU est dans cette capsule réalisée par le service de communication et des relations publiques.

Par le Service de Communication et Relations Publiques

Le nouveau Secrétaire Général installé dans ses fonctions.

Nommé dans un décret du Président de la République, Monsieur Bachir Camara, a été officiellement installé ce mardi, 14 Mai 2024 dans ses fonctions de Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.

C’est la salle de conférence dudit Ministère qui a abrité cette rencontre solennelle en présence du Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, des cadres, parents et proches des 2 Secrétaires Généraux (entrant et sortant).

Dans son discours de circonstances, Monsieur le Secrétaire Général sortant, a d’abord exprimé sa reconnaissance et sa loyauté au Président de la République, Général de Corps d’armée, Mamadi DOUMBOUYA, la confiance et l’honneur placée à sa modeste personne au cours de ces dernières années comme Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.

Monsieur Ahmed Sékou Keita en a profité pour mettre un accent particulier sur les différentes actions réalisées dans les secteurs de l’Eau , de l’électricité et des Hydrocarbures.

Bachir CAMARA, le nouveau Secrétaire Général du Département, dans son allocution, a aussi remercié le Chef de l’Etat qui lui a renouvelé sa confiance. Il a ainsi saisi l’opportunité pour tendre la main franche à tous les cadres du secteur de l’énergie de l’hydraulique et des hydrocarbures afin de relever les défis auxquels le département est confronté.

Par le Service de Communication et des Relations Publiques du MEHH

[𝐃𝐄𝐂𝐑𝐄𝐓] 𝐏𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱.

Dans un décret de Monsieur le President de la République, Général de Corps d’armée, Mamady Doumbouya, Monsieur Bachir Camara est nommé Secrétaire Général Ministère de l’Energie de l’Hydraulique et des Hydrocarbures Guinée

𝐋𝐞 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐑𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐏𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬.

La réunion de cabinet du 15 avril 2024

Lors de sa séance du lundi 15 Avril 2024, sous la présidence de Monsieur Aboubacar Camara, le Ministère de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a tenu sa réunion de cabinet hebdomadaire. Cette rencontre, réunissant une grande majorité des membres statutaires, a abordé les points suivants :

– Informations Générales
– La problématique de l’alimentation électrique
– La gestion du forage de Kobaya avec la SEG
– Dossiers urgents
– Questions diverses

Au cours de sa prise de parole, le Ministre a partagé des détails essentiels concernant divers dossiers du Ministère, soulignant l’importance de les traiter avec rigueur afin d’éviter les urgences. Il a recommandé aux cadres de réexaminer rapidement les projets et arrêtés ministériels en attente, en prenant en compte les observations pour leur traitement ultérieur.

Le Ministre a également demandé à la Direction de l’EDG de fournir, dans les 48 heures suivants, le coût financier des pertes suite à l’incendie de l’entrepôt. Il a souligné la nécessité de renforcer les aspects de santé, sécurité et environnement (HSE) sur tous les sites et services pour prendre les mesures nécessaires. Une réforme de l’EDG, axée sur les ressources humaines, a été mise en avant comme une priorité, notamment en ce qui concerne la problématique des bénévoles gérant diverses activités, particulièrement le parc client.

Le dossier du projet Amaria a également été abordé, avec une demande aux services techniques de collaborer avec le Département des Finances pour lever les obstacles entravant les négociations.

Le Ministre a exprimé ses préoccupations quant à la récurrence des incendies sur les installations énergétiques du pays ces derniers temps. Il a appelé à la mise en place d’une commission pour évaluer les conditions de stockage du matériel de l’EDG et la fonctionnalité des groupes thermiques, actuellement sollicités de manière intensive pendant la saison sèche.

Des sujets variés ont été discutés par les cadres du ministère, clôturant la réunion sur une note de diversité et d’échange constructif.

Par le service de Communication et des Relations Publiques

Incendie d’un entrepôt de l’EDG à Hamdallaye-Cepertam

Dans l’après-midi du vendredi 12 avril 2024, un incendie d’origine encore inconnue s’est déclaré vers 14 heures. Une délégation du Département, conduite par le Ministre, s’est immédiatement rendue sur les lieux de l’entrepôt de l’EDG à Hamdallaye-Cepertam pour constater les faits et recueillir des informations.

Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie et établir les responsabilités. Aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, cependant, des dégâts importants ont été signalés.

Publié par le Service de Communication et des Relations Publiques du MEHH.

La rencontre MEHH-Banque Mondiale

Le Ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, M.  Aboubacar Camara, accompagné du Secrétaire Général, des Conseillers et de certains directeurs, a accueilli lundi 7 avril 2024 à 9 heures précises, une délégation de la Banque mondiale dirigée par le représentant pays, M. Issa Diao, dans la salle de conférence du Département.

 

 

 

Un moment de recueillement a été observé en mémoire du Secrétaire Général de la SEG, M. Oumar Kaba, décédé à Tunis le même jour. Après les salutations du Ministre, le représentant pays a souligné que la réunion visait à établir des liens avec les nouveaux membres du Gouvernement, en particulier les Ministères sectoriels comme le MEHH.

Les discussions ont porté sur divers sujets tels que les réformes, les défis liés aux projets de la Banque mondiale en Guinée, la gouvernance de l’EDG et de la SEG, la Transition énergétique, l’accélération des projets d’eau et d’assainissement, les impacts environnementaux et sociaux, et l’accessibilité aux fonds.

Le Secrétaire Général a souligné que la Banque mondiale doit donner son accord sur plusieurs projets et programmes du Département. Le Ministre a exposé les réformes prévues pour l’EDG, suscitant l’intérêt de la représentante de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest, qui a promis son soutien financier et opérationnel aux projets de réforme.

La rencontre s’est clôturée sur une note optimiste, la représentante de la Banque mondiale s’engageant à faciliter le traitement des dossiers en attente.

C’était un échange prometteur pour l’avenir des projets énergétiques et hydrauliques en Guinée.

Par le Service de Communication et des Relations Publiques du MEHH.

Je demande à la population de se calmer. Nous comprenons leurs préoccupations… dixit Aboubacar Camara. ( Interview)

Mesdames et messieurs merci de votre fidélité.

Afrikinfo médias se déploie aujourd’hui au ministère de l’Énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures.

Nous sommes en compagnie du ministre de l’Énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures, Aboubacar Camara. Avec lui, nous allons parler de la situation actuelle de l’énergie : pourquoi la Guinée n’a pas de courant depuis un bon moment ? Particulièrement depuis l’incendie de Kaloum.

Quelle solution envisage-t-il pour ramener le courant au Guinéen qui s’impatiente au jour le jour ? Surtout quelle est la capacité énergétique de la Guinée ?

 Afrikinfo : Bonjour Monsieur le ministre, Aboubacar Camara

Ministre : Bonjour Monsieur les journalistes.

Afrikinfo : La Guinée est en proie à un problème de pénurie de courant électrique qui ne dit pas son nom. Ce qui provoque actuellement des remous dans le pays, surtout dans la capitale. Ce vendredi 05 avril 2024, nous avons enregistré un décès à cause du manque de courant électrique à Keitayah, c’est à Dubreka. Qu’est-ce qui explique cela ?

Ministre : En premier lieu, que la paix soit avec l’âme de la personne qui a perdu la vie. Amine. C’est triste et affligeant. Nous ne voulons pas souhaité que cela se produise, malheureusement ça s’est produit. Le gouvernement tient à la vie de tous donc nous nous inclinons devant sa mémoire.

La demande d’électricité va trop vite, compte tenu de la largesse de l’État qui continue depuis des années à subventionner énormément l’électricité. Cela ne se produit nulle part dans le monde. Ceux qui comparent la Guinée au Sénégal ou à la Côte d’Ivoire, qu’ils exhibent aussi les factures d’électricité et d’eau de ces 2 pays avec la même consommation en Kilowatt.

Certes il y a des tarifs sociaux, mais l’électricité doit être vendue aux coûts de production, à la limite aux ménages. Les gens se demandent pourquoi nous manquons d’hôpitaux, de routes et d’écoles. Mais qu’ils demandent un peu combien sont dépensés comme subventions à l’électricité.

 

C’est à peu près 20 à 25% du budget annuel de l’État. C’est inacceptable de tout point de vue.

Je demande à la population de se calmer. Nous comprenons suffisamment leurs préoccupations et nous sommes en train de travailler avec toutes les opportunités pour améliorer la situation.

Le nouveau programme de délestage établi par EDG doit être respecté, sinon l’arrivée et le départ de l’électricité dans les ménages évolueront négativement.

Par exemple, les gens se disent oui. Le courant était coupé à 7h, mais aujourd’hui c’est à 6h ou à 5h. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’en fonction de la capacité journalière fournie par les barrages et thermiques, dès qu’on dépasse cela, il faut rattraper. Le lundi de Pâques, il y a de l’électricité en permanence, mais cela n’était pas prévu dans le plan. Donc, il faut pouvoir rattraper en grignotant sur les heures. Le jour de la fête de ramadan, il y aura également de l’électricité en permanence, mais il faudra payer pour cela en récupérant des heures supplémentaires de pompage.

Il est nécessaire d’expliquer tout cela à la population.

Afrikinfo : Le premier ministre a récemment annoncé l’arrivée du bateau turc. Une option qui avait été laissée de côté par vos prédécesseurs. Quelle est la situation actuelle avec le retour de ce bateau ?

Ministre : Pourquoi vous vous obstinez tant à voir un bateau ?

À mon avis, le besoin, c’est l’électricité, n’est-ce pas ? Que cela provienne d’une centrale thermique, de l’interconnexion ou d’une barque flottante, le plus important, c’est l’amélioration de la desserte.

Alors, je vous dis que nous sommes en train de travailler avec toutes les pistes qui s’offrent à nous dans les meilleurs délais, en prenant en considération les coûts. Si nous nous précipitons pour embarrasser une solution, vous, journalistes, serez les premiers à chanter partout. Ils ont dépensé x millions de dollars pour ceci et cela. Il s’agit de l’argent du contribuable, donc en l’utilisant, il faut le faire avec beaucoup de raisonnement et trouver une solution durable.

Afrikinfo : Monsieur le ministre, quelle solution s’offre à vous à ce jour ?

Ministre : Il s’agit tout d’abord de mettre en place un plan de communication clair à l’endroit de la population. Une communication responsable;

Faire une forte sensibilisation au sein de l’EDG en rapport avec le syndicat des ouvriers ;

Rendre tous les travailleurs désormais responsables de la réussite versus la défaite.

– Sur le plan technique, reprendre l’entretien des thermiques et les mettre au réseau.

Pour la circonstance demander le retour de kaloum 3 à condition de tirer au moins 70% de la puissance des 2 groupes.

La centrale T Power peut produire jusqu’à 60- 65MW.

Faire appel à l’extérieur (Côte d’Ivoire, Sénégal) avec l’interconnexion des pays voisins (notons que beaucoup de pays de la sous-région sont confrontés à ce phénomène de délestage ou une baisse de la capacité de production à date).

Cela dû à une croissance exponentielle de la demande, le changement climatique avec la pluviométrie, mais aussi la construction de nouvelles centrales thermiques et solaires qu’il faut d’ailleurs privilégier. Je le répète encore une fois, nous sommes dans l’obligation d’aller vers une transition énergétique, nous ne sommes pas un pays à part entière, le climat ne fait pas de choix ou n’accorde  de faveur a personne.

Enfin, dans un délai maximum de 2 mois, la situation sera améliorée grâce à la pluie.

Au niveau d’EDG

En attendant les réformes qui sont incontournables et nécessaires et cela dans un délai à court et moyen terme, car la question de la commercialisation est une vraie préoccupation de nos jours.

EDG doit instaurer une politique commerciale solide, avec une équipe de répression de la fraude capable de traduire les fraudeurs en justice sans aucune intervention extérieure.

EDG doit communiquer et respecter ses engagements ainsi que le plan de desserte qui lui est fourni par les chinois.

Commencer déjà à maintenir le réseau en bon état avant les fortes pluies.

Évaluer l’état des charges sur les transfos qui représentent un énorme défi et le service client.

À mon niveau sans perdre de temps, le département MEHH doit, dès maintenant commencer les consultations auprès de bailleurs de fonds (BAD, BID, BM,) au niveau des guichets privés, la recherche de financements pour la construction en urgence de nouvelles puissances thermiques et solaires.  C’est possible avant avril 2025. Si nous ne le faisons pas immédiatement, nous allons revivre probablement la même situation dans quelques années.

Reprendre les négociations AVEC TBEA sur Amaria à condition que cette compagnie accepte de revoir plusieurs dispositions de la Convention, qui ne sont favorables qu’à elle seulement.

Afrikinfo : Monsieur le ministre, quelle est l’explication de tout cela ?

Ministre : Depuis que j’ai pris mes fonctions en tant que ministre de l’Énergie. Je travaille en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour trouver des solutions urgentes.  Et à long terme, du problème énergétique et de l’eau auquel font face les Guinéens, plus particulièrement la zone de Conakry.

Le déficit énergétique actuel se présente de la manière suivante :

  1. Conjoncturelle ;
  2. Structurelle.

Celui Conjoncturelle actuelle, se caractérise par :

  1. i) Un manque de planification opérationnelle et d’anticipation dans le suivi du secteur.

Il s’agit, notamment, d’assurer à temps les entretiens préventives, au lieu de privilégier les réparations curatives ;

Le retard dans l’application du plan de production convenue. C’est à dire, la gestion 2022 a été principalement basée sur les Hydrauliques, leur apport a été de trop au détriment du thermique et ce qui a eu pour conséquence le non-remplissage du barrage avec une faible pluviométrie constatée.

La préparation de l’étiage de l’année 2024 est assurée par les stockages d’eau dans les barrages. Ainsi, à l’approche de la fin de l’étiage, la SOGES qui gère le lac de Souapiti a constaté un faible niveau d’eau dont la côte était de 200 m en fin d’année 2023, ce qui représentait un déficit de 36% du volume d’eau utile de Souapiti, entraînant une baisse drastique des disponibilités de puissance de 260 MW pour les deux centrales, contre 480 MW en 2023, soit un manque à gagner de 220 MW.

C’est pourquoi les prévisions ont été revues à la baisse, aboutissant ainsi à une puissance disponible de 240 MW pour le 1er trimestre et 220 MW pour le 2ᵉ trimestre 2024.

N.B. : Ces puissances de 240 MW et 220 MW sont celles que le couple Kaléta-Souapiti peut développer en continu sur ces deux trimestres, correspondant aux énergies mensuelles respectives de 175 et 160 GWh.

Tout dépassement de production de ces puissances entraîne un déficit supplémentaire pouvant empêcher de produire jusqu’à la fin de la saison sèche estimée au 15 juillet, marquant le retour normal de la pluviométrie.

EDG aurait dû anticiper malheureusement d’autres facteurs tels que l’explosion du dépôt d’hydrocarbures a aggravé la situation.

Un autre élément crucial est la demande croissante. L’électricité ne coûte rien et, du coup, les charges à domicile ne sont pas gérées avec intelligence. C’est ici que tu arrives chez une personne qui n’a pas de salaire fixe. Il possède 2 congélateurs, trois climatiseurs, un réchaud électrique, un fer à repasser électrique et d’autres équipements de consommation.

Et à la fin du mois, il paie 150,000 GNF. Tu as vu ça dans quel pays!

Le déficit structurel est établi depuis l’analyse du plan directeur en cours. La croissance de la demande en 2025 est prévue pour être supérieure à celle de 2020, si aucune augmentation des moyens de production n’est faite.

Afrikinfo : Monsieur, il ne nous reste plus qu’à vous remercier chaleureusement. Et surtout, beaucoup de courage et que la chance soit avec vous.

Ministre : Un grand merci à vous aussi pour le déplacement et que la population sache que nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour améliorer cette situation.

À BIENTÔT

Les vérités du Ministre Aboubacar Camara aux travailleurs de l’EDG

Le ministre de l’Énergie, L’hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, s’est rendu à la centrale d’électricité de Guinée de Kaloum 2  pour discuter avec les employés de l’Électricité de Guinée (EDG) concernant les problèmes de pénurie d’électricité à Conakry.

Lors de cette rencontre, M. Aboubacar Camara a expliqué l’objectif de sa visite, soulignant l’importance de l’évaluation initiale de la situation, des visites sur le terrain, et du dialogue direct avec les acteurs clés du secteur de l’électricité.

Il a mis en avant la nécessaire responsabilisation de chacun pour améliorer le fonctionnement du secteur et pour expliquer clairement les défis en cours et les mesures prises pour y remédier.

Évoquant le risque de désinformation et de confusion due au manque de communication, il a souligné l’importance d’une sensibilisation accrue, notamment en matière de communication et d’explication des causes sous-jacentes des problèmes énergétiques.

M. Aboubacar Camara a insisté sur la nécessité d’impliquer les travailleurs d’EDG dans la recherche de solutions, en mettant en lumière les défis tels que l’explosion du dépôt d’hydrocarbures, le niveau d’eau dans les barrages et les capacités de production actuelles. Il a souligné l’importance d’étendre la sensibilisation, même dans les lieux de culte, pour expliquer la situation réelle de la production d’électricité à la population, favorisant ainsi une compréhension collective des enjeux et des actions entreprises pour les résoudre.

La garantie à la population

Il est essentiel que la population soit pleinement informée de la situation actuelle, car elle est confrontée à de nombreuses interrogations. Lorsqu’elle comprendra la nature des problèmes et que nous pourrons lui présenter les solutions à court, moyen et long terme, il sera plus facile d’avancer, en tenant compte des limites et des progrès que nous réalisons dans le temps. À l’heure du changement climatique, il est crucial d’agir pour éviter de répéter de telles crises à l’avenir. En expliquant, par exemple, que le groupe Souappity-Kaleta fournit 380 mégawatts en temps normal alors qu’à date, c’est 220 mégawatts qui est disponible et cela à cause du niveau de l’eau, il est clair que nous devons combler ce fossé de 160 mégawatts.

Nous devons avoir une communication ouverte avec la population et un engagement commun vers des solutions efficaces.

Le rôle du ministère c’est de fournir de l’énergie et des infrastructures à l’EDG, dont la gestion et la responsabilité incombent à cette entité. En cas de dysfonctionnements, il est primordial que des comptes soient rendus.

Le Ministre rassure que tout le Département et le personnel de EDG restent mobilisés pour apporter des solutions idoines durables à cette situation*

Transmis par le Service de Communication et des Relations Publiques du MEHH.

CEREMONIE DE PASSATION DE SERVICES DU 14 MARS 2024 :DISCOURS DE S.E.M. ALY SEYDOUBA SOUMAH MINISTRE SORTANT

  • Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
  • Monsieur le Ministre Entrant ;
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;
  • Mesdames et Messieurs les Hauts Cadres de l’Administration ;
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Médias ;
  • Distingués Invités, en vos rangs, grades, titres, tout protocole scrupuleusement respecté ;

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, à l’entame de mon propos, rendre grâce à Allah, le Tout Puissant, le Très Clément, le Très miséricordieux qui a rendu possible ce jour, le remercier pour tous les résultats obtenus depuis ma prise de fonction dans ce département, et, implorer toujours sa grâce pour la suite.

En cet instant solennel de passation de service, je me dois  d’exprimer ma profonde gratitude, ma sincère reconnaissance et ma loyauté inconditionnelle au Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Général de corps d’armée Mamadi DOUMBOUYA, pour l’honneur et le privilège qu’il m’a donnés pour servir mon pays dans les plus hautes fonctions de l’Administration, en me nommant ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, le 20 août 2022.

Je voudrais associer aussi à ces remerciements tous ceux qui, de près ou de loin, connus ou anonymes, ont contribué, chacun à sa manière à travers les conseils, les propositions, l’accompagnement pour l’accomplissement de cette noble et exaltante mission.

Mesdames et Messieurs,

Du 20 août 2022 au 19 février 2024 soit dix-huit (18) mois de services, Conformément à la lettre de mission et aux activités inscrites dans les lois de finances 2022-2023, sous le leadership du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général de Corps d’armée Mamadi DOUMBOUYA et le suivi constant du Premier Ministre Chef du Gouvernement Docteur Bernard GOUMOU, des résultats tangibles ont été obtenus par notre Département tant dans les secteurs de l’électricité, de l’hydraulique que dans le domaine des hydrocarbures.

Dans le secteur de l’électricité, plusieurs projets ont connu des avancées significatives, parmi ceux-ci, nous pourrons citer entre autres :

  • Le lancement du poste énergétique 225KV de Boké ayant permis la fourniture d’électricité à la Préfecture de Boké et localités environnantes.
  • L’achèvement et la mise en service des lignes et poste de CLSG avec l’alimentation de la ville de N’zérékoré et les échanges d’énergie avec la Sierra-Leone, le Libéria et la Côte d’ivoire ;
  • L’achèvement du poste de Linsan avec le raccordement des Préfectures de Labé, Mali, Dalaba, Pita via les postes OMVG de Labé et de Mali ;
  • La Construction des postes Sanoyah pour 150MVA, de Sonfonia Casse pour 100 MVA ;
  • Les travaux de construction de 202 nouveaux postes cabines, 117km de ligne mixte MT/BT, 556km de ligne BT et 13 896 lampes d’Éclairage Public dans le cadre du PREREC 2 dans les communes de Matoto et Matam ;
  • L’amélioration de l’accès à l’électricité dans les zones de Dubréka, Manéah, Coyah par la densification et l’extension du réseau dans le cadre du Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Electricité en Guinée (PAAEG).
  • La réalisation de 11 936 éclairages publics conventionnels sur les axes et les transversales de Conakry ;
  • L’Électrification des villes de Kamsar et Kolaboui via le poste OMVG de Boké ;
  • La relance des travaux d’aménagement du barrage hydroélectrique d’Amaria ;
  • Le démarrage des travaux réhabilitation des centrales hydroélectrique de Banéah, grande chute
  • La relance des travaux de réalisation de la ligne d’Interconnexion Électrique Guinée-Mali dans la mise en œuvre du Projet d’Interconnexion Guinée-Mali (PIEGM);
  • Le dragage du barrage hydroélectrique de Tinkisso dans la Préfecture de Dabola ;
  • La tenue des états généraux du secteur de l’énergie (sous-secteur électricité) assortie de recommandations ;
  • Le suivi et l’opérationnalisation de la turbine à Gaz de Kankan pour une capacité de 20 MW sur financement du royaume de Maroc.
  • La création d’un projet d’électrification rurale pour faire face à la réclamation régulièrement exprimée par des localités riveraines des barrages de Souapiti-Kaleta ;
  • La Construction à Thianguel Bori d’une mini-centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 102 kWc et d’une mini-centrale hybride à Bolodou pour une puissance de 20 kWc solaire et 34 kVA d’hydroélectricité.

Ces différentes réalisations dans ce secteur ont permis l’amélioration du taux d’accès à l’électricité, qui est passé de 46% à 53%.

Mesdames et Messieurs,

Comme dans le domaine de l’énergie, plusieurs activités ont été aussi réalisées dans le secteur de l’Hydraulique notamment :

  • L’Organisation du forum de l’eau et de la table ronde des bailleurs pour la mobilisation des financements dans le secteur de l’eau ;
  • La création et le lancement de deux (2) projets d’adduction pour améliorer la fourniture d’eau potable dans la zone de Grand Conakry et dans les villes de l’intérieur du pays ;
  • La Réhabilitation des systèmes d’alimentation d’eau potable dans les villes de Kankan et Kouroussa ;
  • L’Amélioration de la desserte dans les Communes de Matoto, Matam et Kaloum à travers l’achèvement et la mise en service des conduites principales de transport d’eau traitée pour la ville de Conakry ;
  • La Réalisation des études stratégiques (Lettre de Politique Sectorielle, étude Tarifaire, la conception d’un modèle financier pour le secteur urbain de l’eau potable);
  • L’élaboration et la validation du Plan d’action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE) ;

Mesdames et Messieurs,

Tout comme les deux premiers, le secteur des hydrocarbures a également enregistré de  résultats significatifs. Il s’agit  notamment de :

  • L’approvisionnement régulier du pays en gaz butane de 4000 à 7000 TM en 2023 ;
  • La réglementation du gaz butane en cours de finalisation ;
  • Les travaux de construction en cours du complexe gazier (l’usine de fabrique des bouteilles et de dépôt) à Forécariah ;
  • La construction d’un laboratoire National des produits pétroliers en cours à Sonfonia.

Mesdames et Messieurs,

 Il est également important de noter qu’en plus des réalisations sus énumérées dans les trois secteurs, le département a engagé plusieurs reformes et réalisés d’autres activités dont les résultats appréciables sont visibles. Il s’agit de :

  • L’amélioration du cadre de travail avec la réception d’un nouveau bâtiment de 2 niveaux entièrement équipé en mobiliers de bureau et matériels informatiques ;
  • Le renforcement des capacités de plus de cent-soixante (160) cadres et agents du Département dans différents modules ;
  • L’élaboration d’un manuel de procédures administratives et financières ;
  • La nomination à tous les postes de chefs de divisions, Chefs de section et de cellules précédemment assurés par les intérimaires ;
  • L’affectation de plus de six cent (600) cadres et agents non postés aux différents services tenant compte de leur domaine de compétence ;
  • La mise en place d’une base de données du personnel de Département par profil et domaine de compétence ;
  • La Rénovation du bâtiment principal du Ministère ;
  • L’instauration de travail d’équipe pour la production des différents rapports périodiques du département ;

 Mesdames et Messieurs,

Vous conviendrez avec moi que malgré les progrès notables enregistrés, les défis restant à relever dans les trois (3) secteurs sont encore énormes. En effet, le taux d’accès actuel à ‘électricité qui est de 53% est largement insuffisant par rapport à l’objectif du plan directeur 2035 qui est de 100%.

Quant au taux d’accès global des populations urbaines à l’eau potable à travers les réseaux de la Société des Eaux de Guinée, il est d’environ 31 % (dont- 40% à Conakry et 26% dans les villes de l’intérieur) avec un service par intermittence ou par délestage. Ce constat nous éloigne de l’objectif de 75,6% fixé pour le secteur dans les zones urbaines dans le PNDES.

Concernant le secteur d’hydrocarbures, les défis porteront principalement sur la promotion du Gaz butane sur l’ensemble du territoire et la recherche scientifique sur l’existence du pétrole, du gaz et autres types d’hydrocarbures en Guinée.

C’est pourquoi dans le contrat de performance 2024 du Département et dans la lettre de mission, la poursuite des réformes de l’EDG, la réforme de la SEG et la revue des dispositions relatives aux hydrocarbures, sont citées comme des principaux défis à relever.

 Mesdames et Messieurs,

Il m’est impossible de terminer cette allocution sans réaffirmer une fois encore ma sincère reconnaissance, ma loyauté à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général de Corps d’Armée Mamadi DOUMBOUYA, pour sa vision, ses orientations, son soutien et son suivi qui ont permis la réalisation des importants travaux cités ci-haut.

Mes vifs et sincères remerciements vont également au Ministre Secrétaire Général de la Présidence, au Ministre Directeur du Cabinet de la Présidence, au Premier Ministre Chef du Gouvernement, aux membres du Gouvernement sortant, à mes collaborateurs (Cadres, Agents, personnel d’appui) du ministère de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, pour l’accompagnement et tous les soutiens nécessaires  apportés.

Une pensée spéciale pour mes parents pour les sacrifices consentis à mon éducation. A ma chère épouse, pour son amour sans faille, son courage et sa patience, qui ont toujours contribué à mon équilibre dans toutes les épreuves traversées. A mes enfants qui sont toujours restés à mes côtés.

 Mesdames et Messieurs,

Tout en réaffirmant ma totale disponibilité aux hautes autorités de continuer à servir mon pays à tout instant et conformément aux directives en vigueur, je tiens à vous remercier de votre présence et de votre aimable attention !!!

Je souhaite bonne chance son Excellence Monsieur Amadou Oury BAH, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et au Ministre entrant Aboubacar CAMARA dans l’exercice de leurs nouvelles fonctions pour le bien du peuple de Guinée.

 

QU’Allah le Tout Puissant nous assiste, qu’IL bénisse la Guinée et les Guinéens !!!

Je vous remercie.